IMMOBILIER et BTP : 5 changements majeurs en 2018

Nouvelle année, nouvelles lois. Adoptée le 21 décembre par le Parlement, la loi de finances 2018 contient de nombreuses nouveautés. Maisons Kerbéa vous aide à y voir plus clair en vous présentant 5 changements majeurs en 2018. Quels sont-ils ?

 

1 – PTZ en sursis

De nombreuses spéculations ont couru ces derniers mois sur le Prêt à Taux Zéro :  Supprimé ? Maintenu ?

Le gouvernement a finalement décidé de couper la poire en deux : le PTZ ne change pas (jusqu’à 40% du prix du logement) dans les zones Abis, A et B1. En revanche, il est abaissé à 20% maximum du prix du logement pour les zones B2 et C.

Note : Le PTZ dans l’ancien est supprimé en zones Abis, A et B1. En zone B2 et C, il reste à 40% du prix du logement et la condition de travaux (25% du prix) reste en vigueur.

Quel impact pour ma construction ?

En moyenne, dans le neuf, la différence pour les zones impactées B2 et C entre l’ancien PTZ et le PTZ 2018 est de 40 euros par mois.

Prenons un exemple pour bien illustrer ce montant. 

M. A et Mme B font construire un projet, tout compris pour 200 000€ en zone C. 

Avec l‘ancien PTZ ils auraient bénéficier de 80 000€ (40% de 200 000€). Avec le nouveau PTZ, ils bénéficient de 40 000€ (20% du prix total du projet). 

Dans notre exemple, M. A et Mme B souhaitent s’endetter sur 25 ans soit 300 mois. 80 000€ ÷ 300 mois= 266,66€. 40 000€ ÷ 300 mois = 133,33€. 

Prenons ensuite une simulation de crédit chez un courtier, nous avons ici choisi la Cafpi. Pour l’ancien PTZ, il restait donc 120 000€ à emprunter, soit 502€ / mois avec un taux d’intérêt de 1,88%. Pour le nouveau PTZ il resterait 160 000€ à emprunter soit 669€ / mois avec le même taux d’intérêt à 1,88%. 

Ajoutons le montant du PTZ, nous arrivons pour l’ancienne version à des mensualités de 768,66€ / mois et pour le PTZ 2018 à 802,33€ / mois. La différence est donc de 33,67€ / mois.

Nous pouvons donc conclure sur le PTZ que même si le changement de 20 à 40% peut faire peur, l’impact réel est faible.

 

2 – Loi Pinel retouchée

Le dispositif d’incitation fiscale à l’investissement locatif dit « Pinel » est prolongé de trois ans pour les zones A et B1. A l’instar du PTZ, la loi Pinel est donc recentrée sur les zones les plus tendues.

Il est désormais malheureusement supprimé dans les zones B2 et C.  SAUF! Dans les villes des zones B2 et C bénéficiant d’un arrêté préfectoral autorisant le Pinel (920 communes, consultez-les ici). Il sera possible de défiscaliser dans ces communes si le permis de construire est déposé avant le 1er janvier 2018 et que l’acte authentique de vente devant notaire est signé avant le 1er janvier 2019.

 

3 – APL accession fortement restreint

Les accédants à la propriété qui souscrivent un prêt à l’accession sociale (PAS) ou un Prêt Conventionné (PC) ne pourrons plus percevoir l’Aide Personnelle au Logement accession. Seule exception : ceux qui achètent dans l’ancien dans les zones B2 et C pourront en profiter pendant les deux prochaines années. Rien ne change pour ceux qui bénéficient déjà de ce système.

 

4 – Changement d’Assurance Emprunteur facilité

(en cours d’examen par le Conseil constitutionnel)

Depuis la loi Hamon de juillet 2014, les particuliers ne pouvaient changer d’assurance de prêt que pendant la première année suivant la souscription du prêt. A partir de 2018, tout ménage remboursant un crédit immobilier peut changer d’assurance emprunteur.

Pour changer d’assurance de prêt, il vous suffira d’envoyer une lettre recommandée avec A/R à votre banque ou à votre assureur, au moins deux mois avant la date anniversaire du contrat, en indiquant votre volonté de résilier votre assurance en cours et de la remplacer par une autre.

 

5 – Taxe d’habitation réduite de 30%

Le budget 2018 prévoit une première baisse de 30% pour les ménages concernés, puis de 65% en 2019, avant une exonération complète en 2020.

Note : lorsque vous faites construire, vous êtes exonérés de cette taxe pendant deux ans.

 

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